Avec la prolifération des images générées par l’IA et ses conséquences, OpenAI a lancé fin mai 2026, un outil dénommé Verify. Objectif : aider le public à identifier l’origine des contenus visuels. Il permet concrètement de vérifier si une image a été générée par les services d’OpenAI : ChatGPT, l’API OpenAI ou Codex.
Son fonctionnement est simple. L’utilisateur téléverse une image au format PNG, JPG ou WEBP. Verify analyse ensuite le fichier à la recherche de deux types d’indices. Il s’agit notamment des métadonnées Content Credentials (C2PA) et du SynthID, un marquage numérique incrusté directement dans les pixels de l’image. Si l’outil détecte un de ces marqueurs, il indique que l’image provient probablement d’un service d’OpenAI.
Verify, un outil… avec ses limites
OpenAI précise que Verify ne détermine pas si une image est vraie ou fausse. Il ne fait qu’indiquer si elle contient des signatures techniques de ses outils de génération d’images. Une image créée avec ChatGPT peut ainsi ne pas être reconnue si ses métadonnées ont été supprimées. De même l’outil peut ne pas identifier une image fortement modifiée ou provenant d’anciens modèles ne prenant pas en charge ces technologies. À l’inverse, une absence de détection ne signifie pas automatiquement qu’une image est authentique ou qu’elle n’a pas été produite par une autre intelligence artificielle.
Par ailleurs, l’outil ne détecte pas encore les images générées par d’autres IA comme Midjourney, Flux, Grok, etc… Mais, OpenAI prévoit d’étendre sa compatibilité à d’autres modèles à l’avenir. L’idée est d’aider les journalistes, les chercheurs et les internautes à savoir plus facilement d’où vient une image grâce à la technologie.
Notons qu’une image authentifiée peut malgré tout être sortie de son contexte ou utilisée pour tromper le public. Ce outil pourrait devenir un allié au quotidien. Mais il ne remplace pas le factchecking ni l’analyse du contexte de diffusion d’une image.
