
Le Sénégal veut donner une seconde vie aux infrastructures numériques mises en place pour les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a rencontré, mardi 3 novembre, une délégation du groupe chinois Alibaba conduite par Christian Eggers, vice-président d’Alibaba Cloud International.
Les discussions ont porté sur l’utilisation future de ces infrastructures, la modernisation des services administratifs et la formation de spécialistes sénégalais. Cette rencontre prolonge un partenariat annoncé en juillet 2025 entre Alibaba Cloud et les organisateurs des JOJ. Techs.tg avait alors rapporté que le groupe chinois fournirait les infrastructures numériques de la compétition.
Depuis, Alibaba a déployé une plateforme cloud privée reposant sur sa technologie Apsara Stack. Elle accueille notamment les services de billetterie et de traitement des demandes de visas électroniques. Le système de billetterie est conçu pour gérer plus d’un million de billets pendant les Jeux, organisés du 31 octobre au 13 novembre 2026.
Un cloud national pour le Sénégal après les Jeux
L’enjeu est désormais de conserver cette infrastructure pour d’autres usages. Dans un communiqué publié le 2 novembre, Alibaba annonce son transfert au Sénégal après la compétition, afin qu’elle serve de plateforme cloud nationale.
Les administrations pourraient ainsi l’utiliser pour héberger leurs applications et proposer des services numériques. Les entreprises et développeurs locaux pourraient également exploiter ses capacités pour concevoir des solutions d’intelligence artificielle, notamment avec les modèles Qwen d’Alibaba.
« Cette technologie nous laissera également des capacités numériques renforcées pour soutenir de futurs événements et services publics », a déclaré Mamadou Diagna Ndiaye, président du comité d’organisation des JOJ. Le partenariat comporte aussi un volet formation. Selon Alibaba, plus de 10 000 jeunes Sénégalais se sont inscrits à ses cours gratuits en ligne sur le cloud computing.
Mais la réussite de cette nouvelle étape dépendra des conditions du transfert. Qui exploitera la plateforme ? Comment seront assurées sa maintenance, sa sécurité et la maîtrise des données ?