L’usage des VPN explose à travers le monde. Mais derrière, une réalité surprend : beaucoup d’internautes les utilisent sans vraiment se soucier de leur vie privée. Selon un rapport de Surfshark, plus de 1,75 milliard de personnes dans le monde ont adopté ce type d’outil. Pourtant, seulement 5 % des recherches en ligne sur les VPN concernent la confidentialité.
À l’origine, un VPN, ou réseau privé virtuel, permet de chiffrer la connexion internet et de masquer l’adresse IP d’un utilisateur. L’objectif étant de renforcer l’anonymat et la sécurité en ligne. Mais dans les faits, cet usage reste très minoritaire. La plupart des internautes s’en servent pour des raisons professionnelles, pour jouer en ligne, ou pour contourner des restrictions géographiques.
Selon rapport de 2024 sur le marché du VPN Security.org, mené aux États-Unis, si 40 % des utilisateurs se servent du VPN tous les jours ou presque, la majorité l’active de manière occasionnelle, comme un outil de circonstance, pour répondre à un besoin ponctuel. Autrement dit, le VPN est souvent perçu comme un outil de commodité, plus que comme un rempart contre la surveillance numérique.
La gratuité, un véritable piège dans le choix du VPN
Autre constat inquiétant : près de la moitié des utilisateurs choisissent des VPN gratuits. Et pourtant, ce choix peut coûter cher en matière de sécurité. Ces services sont souvent limités, peu transparents, et certains collectent même les données personnelles qu’ils sont censés protéger. Paradoxalement, ce réflexe du « tout gratuit » va à l’encontre du besoin de confidentialité.
Et pourtant, les données personnelles sont devenues une denrée précieuse à l’ère actuelle, et leur protection, un enjeu critique. Dans un contexte où nos activités en ligne nourrissent des modèles publicitaires, des algorithmes de surveillance et des bases de données gouvernementales, apprendre à limiter les traces numériques devient un enjeu de liberté.
Le VPN, bien utilisé, peut être un outil précieux. Mais pour cela, les internautes doivent bien le comprendre et le choisir avec soin : de préférence payant et transparent. Ensuite, il doit être intégré dans une culture numérique consciente. Car la confidentialité n’est pas un luxe ni un bonus : c’est un droit à défendre au quotidien.
