Une panne chez Cloudflare a mis hors ligne une partie d’Internet ce mardi 18 novembre 2025. Pendant plusieurs heures, des millions d’utilisateurs n’ont pas pu accéder à des sites populaires comme ChatGPT, Canva, Ikea, Marmiton, Feedly ou X. Selon les explications de l’entreprise américaine, c’est une simple erreur humaine qui a causé l’incident. Retour sur les détails…
Tout commence en fin de matinée, vers 11 h 30 TU. Le réseau mondial de Cloudflare se met à ralentir, puis à tomber. Les pages ne chargent plus. De nombreux sites affichent une même erreur indiquant une défaillance du réseau Cloudflare.

L’entreprise ouvre une enquête interne pour comprendre l’origine du problème. Au début, les équipes craignent une attaque DDoS massive. Ce type d’attaque consiste à saturer un service avec un volume énorme de requêtes. Matthew Prince, PDG de Cloudflare, explique que l’hypothèse d’une attaque « de très grande ampleur » a rapidement été évoquée. Finalement, aucune trace de cyberattaque. Ni piratage. Ni action malveillante.
L’erreur humaine qui a déclenché la panne
La panne vient d’un simple fichier de configuration lié au système de détection des robots. Lors de la modification du fichier par un employé, sa taille est devenue anormalement grande pour les machines de Cloudflare.
Résultat : le logiciel chargé d’analyser ce fichier plante. Le trafic légitime, celui des internautes, n’est plus filtré correctement. L’erreur se propage alors sur l’ensemble du réseau mondial de Cloudflare, créant un véritable effet domino.
Pour limiter les dégâts engendrés, Cloudflare a dû restaurer une version précédente du fichier. Ce qui a permis au service de revenir progressivement. Néanmoins, il a fallu près de six heures pour remettre l’ensemble des systèmes en état. En réaction, l’entreprise a annoncé plusieurs mesures, notamment la limitation de la taille des fichiers critiques, le renforcement des tests avant chaque mise à jour, et la réduction de la dépendance à un fichier unique pour le filtrage des bots.
Cependant, cette défaillance met en lumière un problème d’une bien plus grande ampleur. Une grande partie du web dépend d’un nombre restreint d’acteurs. C’est le cas de Cloudflare, Amazon Web Services, ou encore Microsoft Azure. La chute de l’un d’eux entraîne donc des répercussions immédiates.