Le Burkina Faso et le Ghana ont signé, le 21 novembre à Ouagadougou, un accord supprimant les frais de roaming entre les deux pays. Désormais, les abonnés mobiles pourront utiliser leurs appels, SMS et données au tarif national, sans aucun surcoût. Une avancée présentée comme un pas décisif vers une intégration numérique ouest-africaine plus fluide.
Jusqu’ici, chaque voyageur burkinabè au Ghana, et inversement, devait payer des frais d’itinérance élevés pour rester connecté. Ces coûts limitaient les échanges économiques, les déplacements professionnels et les activités quotidiennes des populations frontalières. L’accord lève ces barrières. Il permettra aux transporteurs, commerçants, travailleurs migrants, étudiants et diasporas d’utiliser leurs numéros nationaux sans crainte d’une facture gonflée.
Le Ghana était l’invité d’honneur de la Semaine du Numérique à Ouagadougou. Occasion pour elle de travailler avec le Burkina Faso sur l’harmonisation technique et tarifaire. Les opérateurs télécom des deux pays ont aligné leurs systèmes pour garantir une mise en œuvre immédiate.
« Nous avons supprimé la taxe liée au roaming. Cet accord permet une communication fluide et une intégration numérique réelle entre nos peuples », a déclaré Patrice Compaoré, secrétaire exécutif de l’ARCEP Burkina. Le free-roaming est une dynamique qui s’étend sur le continent. Plusieurs organisations régionales poussent pour des tarifs télécom harmonisés, suivant l’exemple de l’Union européenne, qui a aboli le roaming en 2017.
En Afrique de l’Ouest, la mobilité professionnelle reste élevée et la digitalisation des services publics progresse. Ce type d’accord pourrait donc devenir un modèle. Les discussions autour d’un free roaming CEDEAO refont d’ailleurs surface. Ce partenariat Burkina Faso – Ghana montre qu’une intégration numérique pragmatique est possible. Et qu’elle peut avoir un impact direct sur le quotidien des utilisateurs.
