Le Togo a officiellement lancé, le jeudi 12 mars 2026 à Lomé, la plateforme Digital Market Intelligence (DMI). Cet outil technologique destiné à renforcer la lutte contre la fraude, la contrebande et la circulation de produits non conformes participe à la digitalisation du contrôle des marchés. Développée par la société suisse SICPA, cette solution s’ajoute à la Solution Automatisée de Marquage (SAM). Un système mis en place par l’État togolais depuis 2020 pour améliorer la traçabilité des produits soumis à taxation.
En effet, la plateforme DMI permet d’exploiter les données collectées lors des opérations de contrôle sur les produits marqués fiscalement comme les boissons, le tabac ou certains produits de consommation. Grâce à des technologies d’analyse de données et l’intelligence artificielle, l’outil transforme ces informations en indicateurs stratégiques. Il permet ainsi aux autorités d’identifier les anomalies, détecter les circuits de fraude et mieux cibler les contrôles sur le terrain.

Selon les autorités togolaises, va améliorer la capacité d’analyse et d’anticipation de l’administration dans la surveillance du marché. « La fraude et la contrebande privent l’État de ressources fiscales importantes. », a déclaré Esso-Wavana Ahmed Adoyi, président de la Commission de suivi de la Solution automatisée de marquage. Et de poursuivre : « La mise en œuvre du système de marquage fiscal sécurisé constitue un instrument essentiel pour sécuriser les recettes publiques et lutter contre la circulation de produits frauduleux. »
La plateforme DMI, pour sécuriser les recettes publiques
Concrètement, la DMI permet d’abord d’identifier des transactions ou des comportements suspects sur le marché. Ensuite, elle analyse les données de traçabilité en temps réel. De plus, elle génère des alertes destinées aux autorités de contrôle. Enfin, et très important, elle facilite la coordination entre les services impliqués dans la lutte contre la fraude.
Cette approche basée sur la donnée vise à moderniser les dispositifs traditionnels de contrôle économique en intégrant des outils numériques d’analyse et de surveillance. Le Togo devient par ailleurs le premier pays à expérimenter cette plateforme dans le cadre d’un partenariat avec SICPA, selon les autorités chargées du suivi du programme.
Dans le cadre du lancement de la plateforme, plusieurs équipes opérationnelles ont déjà été formées à l’utilisation du système. Objectif, assurer son exploitation dans les missions quotidiennes de contrôle. Les autorités prévoient désormais de renforcer progressivement le déploiement de cet outil dans les semaines à venir, afin d’améliorer l’efficacité du dispositif national de traçabilité des produits et de protection du marché.
Avec cette initiative numérique, le Togo exploite ainsi les technologies numériques pour mieux sécuriser ses recettes fiscales et renforcer la transparence du marché.