L’Union européenne finance à hauteur de 2 millions d’euros un nouveau projet de recherche consacré à l’adaptation et au déploiement de l’intelligence artificielle générative dans plusieurs contextes africains. Baptisé Generative Artificial INtelligence for Africa (GAINAfrica), le programme a officiellement démarré le 1er octobre 2026 et doit s’étendre sur trois ans, jusqu’en septembre 2029.
GAINAfrica veut développer des modèles d’IA générative inclusifs et peu gourmands en ressources en s’appuyant sur des technologies d’IA multilingues, adaptées aux smartphones et tenant compte des contextes culturels. Il privilégie quatre domaines d’application : l’agriculture, la santé, l’éducation ainsi que les infrastructures et la planification urbaine.
Le projet prévoit plus de dix expérimentations réparties dans au moins cinq « living labs ». Ces espaces doivent permettre de tester les solutions avec des acteurs locaux. Entreprises, PME, administrations, chercheurs et organisations de la société civile doivent notamment participer à leur conception.
GAINAfrica : cinq pays africains impliqués, dont le Bénin
GAINAfrica est coordonné par l’Université Sapienza de Rome. Son consortium réunit des universités, entreprises et organisations européennes et africaines. Les expérimentations concerneront le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, le Bénin et l’Ouganda.
Pour l’Afrique de l’Ouest, le Preventive Healthcare Innovation Hub, basé à Cotonou, participe au programme. La structure béninoise doit recevoir une contribution européenne de 118 750 euros.
Le projet affiche également plusieurs objectifs chiffrés. Il vise notamment une amélioration de 25 % des performances des modèles d’IA dans les environnements à faible connectivité et une hausse de 40 % de l’accès aux services numériques basés sur l’IA dans les régions ciblées.
Au-delà des performances techniques, GAINAfrica entend également prendre en compte les langues, les contextes culturels ainsi que les enjeux éthiques et juridiques. Il s’agit en somme, d’adapter l’intelligence artificielle au contexte africain, plutôt que simplement transposer sur le continent des technologies développées pour d’autres environnements.
