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IA et désinformation : La HARC forme 30 acteurs du numérique

IA et désinformation La HARC forme 30 acteurs du numérique

Une image ancienne présentée comme récente, une vidéo sortie de son contexte ou une voix imitée par intelligence artificielle peuvent rapidement induire les internautes en erreur. Au Togo, la Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) veut renforcer les capacités des créateurs de contenus à identifier ces manipulations.

Les 12 et 13 octobre 2026, l’institution a organisé un atelier de formation à l’UniPod de l’Université de Lomé, en partenariat avec le Centre de droit public de l’établissement et le cabinet DOS’EXCELL.

Trente participants, dont des journalistes en ligne, blogueurs, influenceurs, créateurs de contenus et gestionnaires de communautés, ont été formés à la vérification des informations, à la cybersécurité et à l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle. La formation s’est appuyée sur la méthode BRIDGE (Building Resources in Democracy, Governance and Elections), qui privilégie les exercices pratiques, les études de cas et les échanges d’expériences.

Promouvoir la vérification des faits, la démarche de la HARC

Les participants ont notamment appris à examiner l’authenticité des images, des vidéos et des fichiers audio. Les exercices ont également porté sur la recherche de preuves et l’identification des contenus manipulés.

« Une information largement partagée n’est pas nécessairement une information vraie », a rappelé Olivier Yao Abarim, directeur de cabinet du président de la HARC, selon Togo First. Pour illustrer les risques, il a évoqué une image diffusée pendant les manifestations de juin 2025 au Togo. Présentée comme celle d’une victime de violences dans le pays, elle provenait en réalité de l’État de Cross River, au Nigeria.

Cet exemple rappelle que ce n’est pas toujours l’IA qui aide à produire les fausses informations. Une photographie authentique, mais accompagnée d’une légende trompeuse, peut également désinformer.

Pour la HARC, la réponse passe donc par le développement de réflexes professionnels : rechercher la source originale, vérifier le contexte et confronter les informations avant leur publication. L’initiative prolonge les échanges engagés en septembre avec les créateurs de contenus sur leurs droits et obligations. Les organisateurs présentent cette formation comme une première étape. L’objectif est désormais d’intégrer ces pratiques au travail quotidien des acteurs du numérique.

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