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Le Ghana teste les paiements mobiles avec le Nigeria et le Rwanda

Le Ghana teste les paiements mobiles avec le Nigeria et le Rwanda
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Le Ghana veut simplifier l’envoi de l’argent depuis un portefeuille mobile vers un autre système de paiement international. La Banque du Ghana expérimente actuellement des solutions pour faciliter les transferts directs entre différents services financiers africains. Et ceci, sans passer systématiquement par des banques correspondantes hors du continent.

Le gouverneur de la Banque du pays a présenté ces initiatives le 13 octobre 2026, à Bangkok, en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Les expérimentations concernent deux corridors : Ghana–Nigeria et Ghana–Rwanda. 

Elles visent à faire communiquer plusieurs instruments financiers, notamment les comptes bancaires, les portefeuilles mobiles, les monnaies numériques de banque centrale et les stablecoins, des cryptomonnaies conçues pour maintenir une valeur stable. L’objectif est de réduire drastiquement les intermédiaires, les coûts et les délais des paiements transfrontaliers. 

Le PAPSS s’ouvre aux paiements via mobile money

L’une des principales nouveautés concerne le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). Cette infrastructure permet déjà aux établissements financiers africains d’effectuer des paiements transfrontaliers en monnaies locales. Mais, jusqu’ici, principalement utilisée par les banques, elle s’ouvre désormais aux portefeuilles mobiles sur le corridor Ghana–Nigeria. Concrètement, un commerçant d’Accra pourrait, à terme, payer un fournisseur à Lagos directement depuis son portefeuille mobile.

En parallèle, le Ghana travaille avec le Rwanda sur un mécanisme de reconnaissance des licences des entreprises de paiement. Cette initiative vise à éviter aux fintechs de multiplier les procédures d’autorisation lorsqu’elles s’implantent dans plusieurs pays. Plus de dix États participent aux discussions.

Ces expérimentations font écho aux efforts engagés dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La BCEAO y a lancé, en septembre 2025, sa Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI). Celle-ci permet de transférer de l’argent entre différents établissements financiers connectés, notamment les banques et les services de monnaie électronique.

Les deux initiatives sont distinctes. Mais elles poursuivent une même ambition : permettre aux Africains de transférer de l’argent sans être limités par leur opérateur, leur banque ou leur pays.

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