Airtel Money, la branche de services financiers numériques du groupe Airtel Africa, a fait ses débuts à la Bourse de Londres le 9 octobre 2026. L’opération valorise l’entreprise à environ 7 milliards de dollars, soit 5,3 milliards de livres sterling.
L’introduction a porté sur la vente de 270 millions d’actions, au prix unitaire de 1,96 livre sterling. Selon Reuters, les actionnaires vendeurs ont récupéré environ 703 millions de dollars. L’accueil du marché a toutefois été mitigé. Après avoir atteint 2 livres lors des premiers échanges, l’action est redescendue à 1,93 livre, sous son prix d’introduction. La cotation définitive est prévue le 14 octobre.
Présent dans 13 pays d’Afrique subsaharienne, Airtel Money permet de transférer de l’argent, régler des factures ou payer des commerçants. Il permet également d’accéder à des services d’épargne ou de crédit. Au 31 mars 2026, la plateforme comptait 54,1 millions de clients, en hausse de 21,3 % sur un an. Et elle compte 2,4 millions d’agents actifs. Sur l’exercice 2025-2026, elle a traité 196 milliards de dollars de transactions, pour un chiffre d’affaires de 1,355 milliard de dollars, selon les données officielles d’Airtel Africa.
Ces performances expliquent l’intérêt des investisseurs. La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, s’est notamment engagée à acquérir des actions pour 67,2 millions de livres sterling. L’opération ne constitue cependant pas une levée de fonds directe pour Airtel Money. Les actions proposées appartiennent à des actionnaires existants. Airtel Africa conserve le contrôle de sa filiale.
Cette entrée en Bourse confirme surtout le poids économique pris par les paiements mobiles en Afrique. Longtemps considérés comme des services complémentaires aux télécommunications, ils constituent désormais une activité financière capable d’attirer des centaines de millions de dollars d’investissements internationaux.
