L’intelligence artificielle (IA) vocale ne sert plus seulement à cloner une voix ou à lire un texte. Elle commence à répondre directement aux clients et à effectuer certaines opérations. ElevenLabs affirme que ses agents IA gèrent désormais plus de 15 millions de conversations par semaine, soit environ trois fois plus qu’en février 2026.
Pour Mati Staniszewski, cofondateur et PDG d’ElevenLabs, cette évolution pourrait modifier profondément notre manière d’utiliser la technologie. « Espérons que tous nos téléphones retourneront dans nos poches et que nous pourrons nous immerger dans le monde réel qui nous entoure, avec la voix comme mécanisme de contrôle de la technologie », déclarait-il en février à TechCrunch.
Des entreprises comme Deutsche Telekom et Revolut utilisent déjà cette technologie dans leurs services clients. Ces agents sont notamment utilisés pour traiter des remboursements, renouveler des assurances, modifier des forfaits téléphoniques ou encore prendre des rendez-vous.
Contrairement aux anciens agents vocaux qui imposent généralement de suivre un menu prédéfini, les nouveaux peuvent comprendre une demande formulée naturellement. Ils peuvent ensuite consulter les informations disponibles dans les systèmes de l’entreprise et accomplir certaines actions.
Cette évolution rapproche ainsi les agents IA d’un véritable interlocuteur téléphonique. ElevenLabs indique que ses systèmes peuvent désormais parler et traduire dans plus de 90 langues. Ce qui permet aux entreprises d’automatiser une partie de leurs interactions avec des clients dans différents pays.
Mais plus ces voix générées par l’IA deviennent naturelles, plus la question de la transparence se pose. Un client est, par exemple, en droit de savoir s’il échange avec une personne ou avec une intelligence artificielle. ElevenLabs impose justement aux entreprises utilisant ses agents d’avertir leurs utilisateurs qu’ils interagissent avec une IA.














































