Accueil Actualité Nigeria : OPay renonce à son entrée en Bourse à New York

Nigeria : OPay renonce à son entrée en Bourse à New York

Nigeria OPay renonce à son entrée en Bourse à New York
Préparation de l'intrduction d'Opay à la Bourse de New York le 30 octobre 2026 / Source : Bloomberg

La fintech nigériane OPay a décidé, vendredi 30 octobre 2026, de ne pas finaliser son introduction à la Bourse de New York. L’opération devait lui permettre de lever 304 millions de dollars, soit environ 178 milliards de FCFA. Selon son communiqué daté du 31 octobre, l’entreprise justifie cette décision par une procédure réglementaire, ouverte dans un pays étranger dont elle n’a pas révélé l’identité.

Selon Reuters, OPay avait prévu de mettre sur le marché 16 millions de titres à 19 dollars l’unité. L’opération aurait valorisé l’entreprise à environ 4 milliards de dollars. Mais alors que les échanges devaient débuter le jour même, la fintech, soutenue notamment par le groupe japonais SoftBank, a décidé d’interrompre la procédure. Les titres n’ont jamais été cotés.

OPay n’a précisé ni le pays concerné par la procédure, ni l’autorité responsable, ni les faits examinés. Elle indique toutefois que cette juridiction occupe une place marginale dans ses activités.

Opay maintient ses activités malgré le retrait de son introduction

Dans un communiqué repris par Reuters, OPay assure que cette situation « ne doit pas être interprétée comme une remise en cause des performances commerciales, de la situation financière, de l’intégrité opérationnelle ou de la conformité réglementaire de l’entreprise ». La société affirme également que ses services continueront de fonctionner normalement au Nigeria et sur ses autres marchés, notamment en Indonésie, Égypte, Pakistan.

Fondée en 2018, OPay propose notamment des paiements numériques, des transferts d’argent, de l’épargne et des prêts. Son dossier boursier faisait état d’environ 50 millions d’utilisateurs actifs mensuels au 31 juillet 2026. L’entreprise avait déjà levé 400 millions de dollars en 2021, pour une valorisation de 2 milliards de dollars.

Cette suspension retarde son accès aux capitaux des investisseurs boursiers internationaux. Elle illustre également les contraintes réglementaires auxquelles peuvent être confrontées les fintechs africaines souhaitant se financer à l’étranger. Cette procédure ne constitue toutefois pas, à elle seule, la preuve d’une infraction.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici