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Lutte contre la fausse monnaie : la BEAC lance une appli mobile

Lutte contre la fausse monnaie : la BEAC lance une appli mobile
Billets de FCFA de la BEAC (zone CEMAC)

La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a lancé une application mobile pour  renforcer son arsenal de lutte contre la contrefaçon monétaire. Dénommée  “BEAC NG2020”, cette application facilitera la vérification des billets de la série 2020.

Gratuite et disponible sur Google Play et l’App Store, elle permet à tout utilisateur : citoyen, commerçant ou institution financière, de vérifier l’authenticité des billets en francs CFA en circulation dans les six pays membres de la CEMAC : Cameroun, Centrafrique, Tchad, Guinée Équatoriale, Gabon et Congo.

Selon le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, la prolifération de faux billets représente un danger réel pour la stabilité économique de la sous-région. « La contrefaçon cause des dommages considérables à l’économie et touche particulièrement les personnes qui acceptent des faux billets sans s’en rendre compte », a-t-il souligné.

La BEAC exploite le potentiel numérique à son avantage

L’application “BEAC NG2020” propose des visuels détaillés des éléments de sécurité présents sur les billets. Il s’agit notamment des filigranes, hologrammes, encres à effet optique, éléments en relief etc. L’utilisateur peut grâce à cette base, comparer directement un billet physique aux caractéristiques officielles, et accéder à des conseils pratiques pour repérer une contrefaçon.

Cette innovation s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du dispositif de lutte contre la fausse monnaie. Elle vient compléter les campagnes de sensibilisation déjà menées dans les pays de la CEMAC et les efforts continus d’amélioration des billets.

Grâce à cette initiative, la BEAC ambitionne non seulement d’endiguer la contrefaçon monétaire, mais également de consolider la confiance du public envers la monnaie. L’institution exhorte ainsi les banques, les institutions de microfinance, les commerçants et les citoyens à une adoption généralisée de l’application.

Cette approche s’aligne sur une tendance mondiale croissante, où les banques centrales utilisent de plus en plus des outils numériques pour protéger leurs monnaies contre des contrefacteurs de plus en plus sophistiqués.

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