La protection des données personnelles s’impose désormais comme un enjeu central pour les professionnels des médias au Togo. L’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP), en partenariat avec la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a entretenu, une cinquantaine de journalistes de la Région Maritime et du Grand Lomé en ce sens. Cette rencontre s’est tenue le 24 février 2026, à Notsè, ville située à 95 km de Lomé.
Images, interviews, reportages, publication en ligne ou diffusion audiovisuelle, chaque jour, les professionnels des médias manipulent des milliers d’informations. Mais précise l’IPDCP, chaque production peut contenir des données personnelles. Il peut s’agir notamment des identités, voix, localisations, informations judiciaires, coordonnées ou des documents sensibles. Ainsi, il s’agira de renforcer les capacités des acteurs des médias sur le cadre juridique encadrant la collecte, le traitement et la diffusion des données personnelles
« Chaque diffusion engage la responsabilité éthique, professionnelle et juridique du journaliste. », a expliqué Awui Talla Hervé, Conseiller technique du Président de l’IPDCP. Avec la multiplication des cyber arnaques, l’usurpation d’identité et les atteintes à la vie privée, la vigilance devient impérative.
Au cours de la session, l’IPDCP a également rappelé les grandes responsabilités des médias. Ainsi, le journaliste doit pouvoir sensibiliser le public aux risques numériques et aux bonnes pratiques. Il doit aussi enquêter et alerter sur les violations ou abus liés aux données personnelles. Et enfin, l’exemplarité concerne l’application des principes de base. Il s’agit notamment du floutage des mineurs, l’anonymisation des témoignages sensibles ou la vérification du consentement De son côté, la HAAC a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure vulgarisation des textes en vigueur.
Dans un contexte de transformation numérique croissante au Togo, les médias jouent un rôle stratégique dans la construction d’une culture de protection des données. Et cette rencontre, deuxième phase d’un programme national, veut fournir les meilleurs outils aux acteurs concernés.















































