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Mouse jacking : la nouvelle stratégie de vol des voitures sans clés

Mouse jacking : la nouvelle stratégie de vol des voitures sans clés
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Les véhicules de nos jours, sont truffés d’électronique. Ce qui permet des fonctionnalités stylées comme les véhicules connectés, les portières sans clé ou les démarrage sans contact. Mais, cette situation conduit à la naissance de nouvelles formes de vol. Le « mouse jacking » ou attaque par relais, est l’une d’entre elles. En effet, le phénomène est en forte hausse. Vous garez votre voiture le soir, tout semble normal. Le lendemain, elle a disparu, sans aucune trace d’effraction.  

Le mouse jacking repose sur une faiblesse des systèmes d’ouverture sans clé, désormais présents sur la majorité des véhicules récents. Techniquement, il s’agit d’une attaque par relais radio. La clé émet en permanence un signal à courte portée. Les voleurs utilisent deux boîtiers électroniques pour intercepter et prolonger ce signal.

Un premier individu capte le signal à proximité du domicile, souvent près d’une porte ou d’une fenêtre. Un second, placé près du véhicule, reçoit ce signal amplifié. Résultat : la voiture « pense » que la clé est à côté. Elle s’ouvre et peut démarrer en quelques secondes, sans alarme ni effraction. Selon plusieurs analyses en cybersécurité automobile, ce type d’attaque représente aujourd’hui une part majoritaire des vols de véhicules récents. Le phénomène est particulièrement répandu en Europe et en Afrique dans les zones urbaines. 

Un vol discret, rapide et difficile à prouver

Le principal risque du mouse jacking réside dans son invisibilité. Aucun bris de glace, aucune trace physique. Pour les assurances, cela complique la reconnaissance du vol, surtout en l’absence de preuve matérielle.

Autre enjeu : la rapidité. L’opération peut durer moins de deux minutes, souvent en pleine nuit. Les malfaiteurs revendent ou exportent ensuite ces véhicules volés via des réseaux organisés. Une collaboration des forces de sécurité togolaises, Interpol et du FBI a d’ailleurs permis de restituer le 18 février 2026 à Lomé, 12 véhicules haut de gamme volés aux États-Unis.

Au-delà du véhicule, les voleurs peuvent exploiter les données embarquées. Historique GPS, adresses enregistrées ou connexions Bluetooth peuvent exposer des informations personnelles sensibles. Le mouse jacking illustre ainsi une transformation des objets du quotidien en cibles numériques. La voiture devient un système connecté, donc potentiellement piratable.

Comment se protéger efficacement du “Mouse jacking”

Face à ce risque, des mesures simples permettent de réduire fortement l’exposition. La première consiste à éloigner les clés des portes et fenêtres. Plus le signal est éloigné, plus il est difficile à intercepter.

L’utilisation d’une pochette anti-ondes, basée sur le principe de la cage de Faraday, est aujourd’hui l’une des protections les plus efficaces. Elle bloque totalement les émissions radio de la clé.

Enfin, les solutions mécaniques conservent leur pertinence. Une canne antivol sur le volant reste un obstacle dissuasif. Même si le véhicule est déverrouillé électroniquement, il devient inutilisable.

Loin des scénarios anciens impliquant la force physique, la maîtrise technologique devient le pivot du vol automobile. Pour les conducteurs, cela implique une prise de conscience. Tout comme son ordinateur ou ses données numériques, il faut adopter des réflexes numériques pour sécuriser également son véhicule.

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