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NSO Group : L’éditeur du logiciel Pegasus passe aux mains des américains

NSO Group L’éditeur du logiciel Pegasus passe aux mains des américains
Siège de NSO Group en Israël

NSO Group, l’entreprise israélienne connue mondialement pour son logiciel espion Pegasus, vient de changer de main. Un groupe d’investisseurs américains l’a acquise et nommé un Américain à sa direction.

La transaction a été confirmée en octobre 2025. Et c’est un consortium mené par l’acteur-producteur hollywoodien Robert Simonds qui a acquis la majorité de NSO. À la suite de cette opération, NSO a nommé David Friedman, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël comme executive chairman. L’objectif étant de relancer les activités du groupe et de la sortir de la liste noire américaine.

En effet, dès 2021, les États-Unis avaient inscrit NSO sur leur Entity List. L’Entity List des États-Unis est une liste (noire) d’entreprises, d’organisations et d’individus du monde entier qui sont soumis à des restrictions plus strictes sur l’exportation de technologie et de biens américains.

L’entreprise était accusée d’avoir vendu son logiciel espion, Pegasus, à des régimes accusés d’abus contre dissidents et journalistes. L’acquisition et cette nomination s’inscrivent dans une stratégie de « réhabilitation »  l’entreprise ambitionne de réparer son image et de réintégrer le marché américain. Mais, selon NSO, malgré le changement dans l’actionnariat, l’entreprise reste basée en Israël et sous contrôle du ministère de la Défense israélien.

NSO Group au centre d’un jeu d’échecs politique ? 

Pour la communauté tech, cette restructuration pose plusieurs enjeux. La Cybersurveillance mondiale, notamment via Pegasus, permet une intrusion complète des smartphones à travers des attaques zero-click . Ce qui soulève des questions de droit, d’éthique et de vie privée.

En Afrique, des gouvernements ont déjà utilisé les logiciels espion comme Pegasus pour surveiller des journalistes et activistes. L’arrivée d’un américain à la tête du groupe pourrait ouvrir de nouveaux marchés, voire intensifier les risques. 

Mais, il souligne aussi des inquiétudes dans le contexte actuel. L’entrée de Friedman dans l’entreprise est un signal clair vers Washington, mais la réglementation et l’accès au marché américain restent conditionnés à la levée des sanctions et à la confiance internationale. Ce dossier illustre enfin comment une technologie de surveillance peut être reconfigurée politiquement, fiscalement et juridiquement.

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