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IA : l’OMPI lance une plateforme pour encadrer données et droits

IA l’OMPI lance une plateforme pour encadrer données et droits

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a décidé de s’attaquer aux défis de propriété intellectuelle liés à l’IA. Elle a lancé le mardi 17 mars 2026, l’Initiative d’échange d’infrastructures d’IA (AIII). Objectif, structurer cet écosystème en pleine expansion en s’attaquant aux fondations techniques qui conditionnent le développement de l’IA. Entre autres, l’accès aux données, l’identification des contenus et la gestion des droits.

Contrairement aux débats classiques sur la régulation de l’IA, cette initiative se concentre sur des enjeux opérationnels. Il s’agit non seulement d’organiser l’accès à des volumes massifs de données et de mieux tracer l’origine des contenus qu’utilisent les modèles d’IA. Mais, il s’agit également de développer des mécanismes comme le tatouage numérique ou les empreintes pour protéger les œuvres. 

La question des droits d’auteur est la toile de fond de cette initiative. Et cette question est légitime au regard des tensions qui se multiplient entre plateformes technologiques et industries créatives.

Avec l’IA, l’OMPI invite à un regard évolué sur les droits d’auteur

Pour le directeur général de l’OMPI, Daren Tang, les infrastructures ont besoin de s’adapter pour accompagner la montée en puissance de l’IA.« L’IA a le pouvoir de transformer la nature de l’innovation et de la créativité. Cela pose des défis à l’écosystème mondial de la propriété intellectuelle, mais nous offre également l’opportunité d’identifier et de saisir de nouvelles perspectives.», a-t-il déclaré dans son discours de circonstance. L’enjeu est donc de créer un cadre technique capable de garantir la protection des créateurs tout en facilitant l’usage des données.

L’initiative mobilise déjà plus de 1 700 participants issus de gouvernements, d’entreprises technologiques et du secteur culturel. Un réseau de plus de 90 experts a été constitué pour cartographier les systèmes existants et identifier les failles. Une première restitution est attendue en octobre 2026.

Au-delà des enjeux globaux, ce chantier concerne directement les écosystèmes africains. La capacité à protéger les contenus locaux, à mieux les valoriser dans les modèles d’IA et à accéder à des infrastructures équitables devient stratégique. Mais cette initiative cache une question structurante : qui contrôlera les données et les droits dans l’économie de l’intelligence artificielle.

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