Pour les start-up technologiques africaines, l’accès au financement reste un important frein à la croissance. Mais, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) veut contribuer à lever cet obstacle. Le 27 février 2026 à Abidjan, son Conseil d’administration a approuvé un investissement de 6,5 millions d’euros dans le fonds de capital-risque Saviu II. L’objectif étant de renforcer le financement des start-up en phase d’amorçage et de première levée institutionnelle en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone.
L’opération comprend deux volets. Le premier est un investissement de 4,5 millions d’euros de la BAD en capitaux propres. Le second volet d’un montant de 2 millions d’euros prendra la forme de tranche de couverture de première perte, pour le compte de la Commission européenne, dans le cadre du programme Boost Africa. Ce dispositif permet de réduire le risque pour les investisseurs et de faciliter l’accès au capital pour les entreprises innovantes.
Le fonds est géré par Saviu Partners. Saviu II prévoit d’investir entre 500 000 et 3 millions d’euros dans une vingtaine de start-up B2B technologiques ou à forte composante numérique. Une enveloppe sera aussi dédiée au préamorçage souvent en co-investissement avec des studios, incubateurs et autres acteurs de l’écosystème.
Au moins 60 % des engagements viseront sept pays francophones : Côte d’Ivoire, Cameroun, Bénin, Sénégal, Togo, Burkina Faso et Mali. Pour les start-up togolaises, cette annonce ouvre de nouvelles perspectives. Puisque le marché local reste peu financé en capital-risque comparé aux hubs anglophones comme le Nigeria ou le Kenya,.
Avec Saviu II, la BAD renforce son rôle d’acteur structurant du capital-risque en Afrique francophone. L’initiative vise à combler le déficit de financement en phase early-stage. Car il s’agit d’un maillon essentiel pour la croissance des start-up technologiques régionales.















































