Accueil Actualité Mastercard veut créer un centre africain de cybersécurité

Mastercard veut créer un centre africain de cybersécurité

Mastercard veut créer un centre africain de cybersécurité
Michael Miebach, PDG de Mastercard

Mastercard renforce sa présence en Afrique dans le domaine de la cybersécurité. Lors d’une visite en Afrique du Sud et au Nigeria, fin juin dernier, le  directeur général de Mastercard, Michael Miebach, a annoncé la création de son Centre d’excellence africain en cybersécurité. L’nitiative, apprend-t-on, devra améliorer la protection des organisations face aux cybermenaces qui se multiplient sur le continent.

Le projet débutera en Afrique du Sud et au Nigeria dès 2026. Et il réunira des acteurs publics, des institutions financières et des entreprises privées afin de partager des renseignements sur les menaces, renforcer la préparation des organisations et améliorer leur capacité de réponse en cas d’attaque.

Un hub pour anticiper les cyberattaques

Selon Mastercard, aucune organisation ne peut aujourd’hui faire face seule à l’évolution des cybermenaces. Le nouveau centre fonctionnera comme un hub panafricain de coopération. Il favorisera l’échange d’informations entre experts en cybersécurité, responsables de la sécurité des systèmes d’information (CISO) et décideurs. 

La première année, jusqu’à 50 organisations pourront bénéficier d’analyses de cyberrisques. Le centre donnera également accès à des renseignements sur les menaces visant spécifiquement l’Afrique. Ces informations seront produites avec Recorded Future, société spécialisée en cybersécurité appartenant à Mastercard.

L’initiative reposera sur trois axes principaux : le renseignement sur les menaces, le partage des connaissances entre organisations et le renforcement de la préparation face aux incidents de sécurité.

Réponse de Mastercard à une menace croissante

Cette annonce intervient alors que l’économie numérique africaine poursuit sa croissance. Mastercard estime qu’elle pourrait atteindre 1 500 milliards de dollars d’ici 2030. Cette dynamique s’accompagne toutefois d’une hausse des cyberattaques.

Le groupe souligne qu’environ 35 % seulement des incidents seraient signalés sur le continent. Cette sous-déclaration complique l’identification des menaces et limite la coordination des réponses. L’Afrique du Sud reste le pays le plus ciblé par les rançongiciels et les campagnes de phishing en Afrique, tandis que le Nigeria figure également parmi les États les plus touchés.

Pour Michael Miebach, la confiance constitue un pilier essentiel de la transformation numérique. L’entreprise affirme avoir investi plus de 12,6 milliards de dollars dans l’innovation en cybersécurité depuis 2018 et souhaite désormais mettre cette expertise au service de la résilience numérique du continent.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici