Sora 2 est la nouvelle version du modèle de génération vidéo qu’a dévoilé OpenAI début octobre 2025. Accessible pour l’instant uniquement aux États-Unis et au Canada via une application iOS sur invitation, l’outil veut transformer la création et le partage de vidéos générées par intelligence artificielle en un usage de masse.
Avec le lancement de Sora 2, OpenAI affirme avoir atteint un niveau de performance , comparable à la qualité exploitée par GPT-3.5 dans le domaine du texte. Cette nouvelle version améliore nettement sa première itération de février 2024. Surtout, Sora 2 introduit des fonctionnalités comme : une gestion plus précise des dialogues et des effets sonores.
Il présente aussi la possibilité d’intégrer des personnes réelles grâce à la fonction « Cameo », en utilisant leur apparence et leur voix. Selon OpenAI, cette puissance permet désormais de générer des routines sportives complexes ou des scènes d’une qualité cinématique. Cet outil brouille ainsi davantage les frontières entre les contenus réels et l’animation.
Sora 2 : Une appli pensée comme un réseau social
L’application mobile dédiée de Sora 2 permet non seulement de créer, mais aussi de partager des vidéos dans un flux à la manière de TikTok. Ce modèle rappelle directement Vibes, l’application concurrente de Meta lancée quelques jours plus tôt. Gratuite dans un premier temps, l’app propose aussi une version Sora 2 Pro pour les abonnés ChatGPT Pro. Elle sera bientôt intégrée à l’API.
Mais OpenAI reconnaît également les risques qui y sont associés. Parmi les dangers éthiques et sociaux identifiés, l’entreprise cite l’addiction et le phénomène de doomscrolling. Plus grave, la technologie pose un défi majeur en matière de désinformation, notamment via la production de deepfakes ultra-réalistes. L’utilisation malveillante de l’outil pourrait également intensifier les cas de harcèlement et d’atteintes à la vie privée.
Enfin, OpenAI souligne la nécessité de protéger l’exposition des adolescents et des publics fragiles face à des contenus de plus en plus difficiles à distinguer du réel. De plus, l’affaire récente d’un adolescent californien de 16 ans ayant mis en lumière les dérives possibles de l’IA comme « compagnon virtuel » souligne davantage les risques liés à cette technologie
Avec Sora 2, OpenAI se positionne face à Vibes de Meta et Veo 3 de Google dans une course où l’enjeu est autant technologique que commercial. Derrière les promesses créatives, la question reste entière : à quoi serviront vraiment ces flux de vidéos générées par IA. Aussi, comment la société gérera leurs impacts sur l’information et le bien-être des utilisateurs ?
















































